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Publié par Roland Fardeau

Le remorquage est payant mais pas le sauvetage humain !

Une intervention en mer peut vous couter chère. Préparez votre chéquier. Normal ! Avant de déclencher les secours, le CROSS vous avertit que le service est payant à l'heure et selon la taille de votre bateau ainsi que celui de la SNSM. De 400 euros l'heure en Méditerranée au minimum. Certaines assurances peuvent prendre les frais en charge s'il y a eu avarie du bateau. A vérifier avec votre compagnie d'assurance ! En revanche, le sauvetage des personnes est une service public gratuit. 

 

Les CROSS  (Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage) sont en veille 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 depuis 1966 pour garantir la sécurité maritime de chaque personne sur tout notre littoral y compris l'outre-mer. Avant, les secours au large étaient organisés sous la responsabilité de la marine nationale et les secours côtiers par la marine marchande et les affaires maritimes. Les liaisons radio et les lignes téléphoniques étaient rares. Les radios amateurs étaient actifs mais sans coordination avec les officiels. Il a fallu une grande catastrophe en 1978. Le naufrage de L'Amoco Cadix en Bretagne provoquant une marée noire près de Portsall (Nord ouest du Finistère) et la montée en puissance de la plaisance ont été le déclencheur pour mieux organiser les secours depuis la terre. Surtout en Bretagne et en Vendée. De plus, l’entrée en vigueur en 2000 du système mondial de détresse et de sécurité en mer (SMDSM) allait être déterminant pour moderniser les secours en mer. Aujourd’hui, les 9 centres à Gris-Nez, Jobourg, Corsen, Etel, La Garde, Antilles-Guyane, La réunion, Nouméa et Tahiti et les  300 professionnels engagés sont au service de tous ceux qui partent en mer. 

 

Le rôle des CROSS est important pour la sécurité de tous les bateaux même les petites embarcations immatriculées. Les CROSS ont aussi un rôle de contrôle du trafic maritime et coordonnent les actions de secours en mer. Chacun des 9 centres qui sont répartis sur tout le littoral et l'outre- mer se renforce en plus d'une mission adaptée selon la zone couverte. Dés que quelqu’un appelle les secours, via des messages VHF et les balises de détresse, les CROSS déclenchent en peu de temps tous les moyens pour intervenir sur place en coordonnant leurs actions avec la société de sauvetage en mer (association de bénévoles), la Marine Nationale et la sécurité civile. 

 

 

Les CROSS font partie des structures internationales de coordination de sauvetage maritime (MRCC) institué par l'organisation maritime internationale (SAR et Solas) et le MRCC. Ils ont des moyens de communication radio et de surveillance modernes avec des radars plus précis, des systèmes AIS et des réseaux satellitaires. Ce sont plus de 10 000 alertes par an. Il surveille la navigation maritime, la pollution des navires avec le dispositif POLMAR de lutte contre les pollutions marines accidentelles, la pêche à Etel, diffuse des infos de sécurité maritime avec des bulletins météo par VHF et Navtex et assure la protection des navires à Gris-Nez pour les attaques subies. 

 

Chaque personne qui part en mer doit être informée de ces services et du mode opératoire pour appeler les secours.

  • Une VHF est conseillée à bord, portable ou fixe. 
  • Un certificat restreint de radio téléphonique 
  • Une Balise de détresse individuelle (PLB) 406 MHz Cospas-Sarsat

Pour la balise individuelle, je considère que chaque personne à bord devrait la porter sur lui. 

 

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